Limiter et réduire les risques d’infections
Les maladies nosocomiales, on en a tous entendu parlé mais est-on absolument sûrs de comprendre ce dont il s’agit exactement ? «C’est une infection que l’on contracte à l’hôpital, explique le Docteur Michel Wiesel, chef du service hygiène au CHD et président du relais régional du CLIN (Centre de coordination de la Lutte contre les Infections Nosocomiales). Dans 40% des cas, il s’agit d’une infection qui se soigne rapidement, comme une infection urinaire, et qui ne cause aucun dommage au patient, poursuit-il. Car si les locaux ou le matériel peuvent être stérilisés, le malade ou l’air eux, en revanche, ne le permettent pas, ce qui explique que l’on peut attraper une infection nosocomiale pendant l’hospitalisation. Ce qui est plus embêtant car le malade est plus fragile et l’infection peut être plus délicate, plus longue à soigner». Le but d’un service d’hygiène est donc de tout mettre en œuvre au sein du centre hospitalier pour limiter et réduire les risques d’infections de ce genre en étant vigilant vis-à-vis des malades, des équipes médicales et des visiteurs. Les précautions d’hygiène comme les désinfections ou les limites d’accès de certaines zones aux visiteurs, l’isolement des malades, le signalement rapide des infections nosocomiales renforcent cette vigilance et le récent classement ministériel a montré que les efforts pris par le centre multisite vendéen portaient leurs fruits.
«Aider les établissements en difficulté»
«Si la lutte contre les infections nosocomiales est une vigilance de tous les jours, le classement que vient d’établir le ministère de la santé permet de mettre en valeur la réussite vendéenne, précise Antoine Chéreau, président du CHD. Il montre le dynamisme des centres hospitaliers, le multisite départemental notamment, qui œuvrent depuis plusieurs années contre le risque infectieux grâce à une organisation hors pair. C’est une reconnaissance par l’extérieur de cette bonne organisation». En effet, le classement n’est pas un indicateur de performance qui classe d’un côté les bons élèves, et de l’autre les moyens et les mauvais. Il valorise les établissements dont l’organisation et le travail d’équipes sont en avance, en Vendée notamment, et permet de repérer ceux qui ont besoin d’être soutenus. À l’avenir, les équipes médicales vendéennes continueront leurs efforts, entrepris au sein de l’association «HygieVendée», créée il y a plusieurs années. Tous les praticiens du département qui adhérent depuis le début à l’association affirment leur volonté de coordonner le travail d’équipe. Le Docteur Wiesel avoue qu’il reste désormais un dernier défi à relever avant l’an prochain :
rattraper ce point qui lui manque pour arriver à 100…