« Il ne saurait y avoir dans la Région plusieurs catégories de malades. Tous ont droit à la même attention et à la même qualité de soins. Je souhaite donc que le ministère de la Santé puisse prêter aux projets de notre Centre Hospitalier Départemental la même attention qu’à ceux des autres hôpitaux de la Région, et qu’ils puissent être eux aussi soutenus, comme il se doit. »
Alors que le C.H.D. de la Vendée a sollicité le soutien de l’Etat pour ses travaux de réhabilitation et d’agrandissement du site de La Roche-sur-Yon, le Président du Conseil Général de la Vendée vient d’écrire à Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé afin que « l’Etat inscrive de toute urgence la deuxième tranche des travaux dans le plan Hôpital 2012 ».
Le CHD a en effet prévu des travaux à hauteur de 150 millions d’euros (programmés en deux tranches : extension puis réhabilitation).
Si les premiers travaux d’agrandissement sont commencés après avoir pu être inscrits dans le plan Hôpital 2007, le reste du chantier doit s’enchaîner sans délai, pour que la qualité des soins et les conditions de travail du personnel ne soient pas perturbées.
L’hôpital financera la majorité de ces nouveaux travaux sur son budget, « le soutien de l’Etat me paraît cependant indispensable » indique Philippe de Villiers, qui avance plusieurs raisons :
Le Centre Hospitalier Départemental de la Vendée est l’hôpital de référence pour l’accès aux soins d’une population de plus de 600 000 habitants, qui augmente continuellement (la Vendée a gagné près de 100 000 habitants en 10 ans) et l’offre de soins doit bien évidemment s’y adapter.
Le site yonnais du C.H.D. joue aussi un rôle d’appui aux hôpitaux de proximité avec lesquels il travaille de façon étroite, afin d’assurer le meilleur maillage du territoire et de proposer des consultations et des soins adaptés à tous, notamment aux personnes âgées ou handicapées.
« La décentralisation des soins a permis de redonner confiance aux hôpitaux de proximité. Elle offre aux patients l’assurance de trouver des soins de qualité à proximité de leur domicile » précise Antoine Chéreau, président du conseil d’administration du CHD.
Le centre Vendéen dispose d’équipes médicales, soignantes et administratives d’une exceptionnelle qualité, lui permettant d’atteindre régulièrement les toutes premières places, voire la première place, dans les classements nationaux. Dans son palmarès 2009 des hôpitaux les plus sûrs, l’hebdomadaire l’Express révélait ainsi en janvier dernier que le centre hospitalier Vendéen se classait 11ème sur 223 dans la lutte contre les infections nosocomiales. Il y a quelques mois, le CHD arrivait 2ème des hôpitaux qui ne sont ni universitaires ni parisiens, selon « Le Point »
Le CHD occupe aujourd’hui un bâtiment des années 70 qui a beaucoup vieilli, qui comporte de très nombreuses chambres à deux voire trois lits, qu’il est urgent d’adapter pour que les patients soient accueillis dignement et que les équipes puissent travailler dans de bonnes conditions. Il est également devenu impératif de créer un pavillon Mère-Enfant pour faire face à la très forte augmentation de l’activité en gynécologie et en obstétrique, consécutive au dynamisme de la natalité et, hélas, à la fermeture des maternités de proximité il y a quelques années.
« Il serait incompréhensible pour les Vendéens que le C.H.D. n’obtienne pas ce soutien de l’Etat parfaitement justifié, alors que le Centre Hospitalier de Saint-Nazaire, qui dessert pourtant une population bien plus faible, l’a obtenu sans difficulté pour ses projets immobiliers, sans parler des C.H.U. de Nantes et d’Angers, qui sont déjà de très loin les établissements les mieux dotés de la Région et qui vont encore recevoir des moyens financiers très importants » conclut le Président du Conseil Général de la Vendée.
Liste des actions phares entreprises pendant ces travaux :
1ère phase (2007/2010) = création de nouveaux bâtiments
- Création d’une maternité dans un nouveau bâtiment situé à l’arrière de l’actuel bâtiment principal.
- Création d’un nouveau bâtiment pour le service de réanimation USC (Unité de Soins Continus)
2e phase (2010/2013) = Restructuration du bâtiment principal
- Création d’une hélistation au sommet du bâtiment
- Amélioration des conditions d’hébergement pour les malades avec l’optimisation des chambres à 1 lit, l’installation de façades vitrées protégées par les brisesoleil…
- Regroupement des consultations au niveau 0
- Mise en place d’un nouveau pôle urgences qui permettrait notamment de séparer les enfants des autres patients.
- Agrandissement du sas ambulances afin de pouvoir en recevoir 4 au lieu de 2.
- Amélioration des zones de stationnement avec, à terme, 278 places de parking supplémentaires.