Nicolas Sarkozy reviendra en Vendée avant l’été.
Après avoir passé la matinée en Charente Maritime, le Chef de l’Etat s’est rendu en Vendée, comme annoncé par l’Elysée il ya quelques jours.
C’est d’abord à Bouin que Nicolas Sarkozy s’est rendu en fin de matinée, dans la zone ostréicole de la Louippe, particulièrement touchée le 28 février par le passage de la tempête Xynthia.
L’hélicoptère du Président de la République s’est posé peu avant 13heures sur le stade municipal de Bouin. Nicolas Sarkozy était accompagné de Philippe de Villiers, Président du Conseil Général, Brice HORTEFEUX, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités Territoriales, Bruno LE MAIRE, ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d'Etat chargé des transports et Chantal JOUANNO, Secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie.
Durant près de ¾ d’heure, le Président a dialogué avec les professionnels de la mer sur la digue de la Louippe avant de rencontrer un couple d’ostréiculteurs, installé depuis une quinzaine d’années dans la zone récemment touchée.
Nicolas Sarkozy a ensuite été reçu par Philippe de Villiers au Conseil Général de la Vendée, avant d’intervenir devant près de 2500 personnes réunies à l’Hôtel du Département.
« L’Etat ne laissera pas tomber les sinistrés de la tempête » a lancé le Président de la République au début de son discours devant des victimes et les acteurs de la chaine de secours et de solidarité mobilisés à la suite de la tempête Xynthia.
"Je suis venu pour montrer à ces deux départements martyrs qu'il y aura un suivi concret", a-t-il poursuivi avant de promettre "des mesures très concrètes".
"Nous n'autoriserons aucune reconstruction" dans les zones où "il y a des risques mortels", a insisté le Chef de l’Etat.
"Je préfère assumer la colère" de certains habitants qui ne seront pas autorisés à revenir "plutôt que de mettre des vies en danger, Une fois, ça suffit" a t-il indiqué.
Selon le président, "la catastrophe du 28 février n'est pas seulement le produit d'événements climatiques", mais "aussi le résultat d'une cascade de décisions litigieuses ou contraires au bon sens, de négligences, de prescriptions non respectées, d'expertises négligées".
Quelques heures auparavant à la Rochelle, Nicolas Sarkozy avait assuré que l'Etat ne laisserait pas se réinstaller dans les zones "où il y a des risques mortels" les victimes de la tempête Xynthia, qui a ravagé le 28 février le littoral vendéen.