« Je n’ignore rien de l’urgence de la situation. »
Dans un courrier qu’il vient d’adresser à Philippe de Villiers, le Ministre de l’Agriculture vient de confirmer la mobilisation de l’Etat pour venir en aide aux exploitants sinistrés par le passage de la tempête Xynthia.
Près de trois mois après la tragédie, les agriculteurs vendéens, frappés de plein fouet, attendent plus que jamais des secours de l’Etat, particulièrement tous ceux qui ont subi des pertes importantes.
Se faisant leur porte-parole, Philippe de Villiers s’en était inquiété il y a quelques semaines auprès du Ministre de l’Agriculture, lui demandant notamment d’agir auprès de la Commission Européenne, dont l’accord est obligatoire, pour qu’elle autorise l’indemnisation des agriculteurs à la hauteur de leur préjudice de manière rapide et complète.
Dans sa réponse, parvenue aujourd’hui, Bruno Le Maire indique qu’une première enveloppe de 5 millions d’euros a déjà été dégagée.
Le Ministre confirme les propos qu’il avait tenus en Vendée quelques jours après la tempête, à savoir la mis en œuvre de deux dispositifs, pour répondre à l’urgence :
D’une part, le Fonds National de Garantie des Calamités Agricoles, qui assure l’indemnisation des pertes de fonds ou de récolte non assurable. « Des dispositions spécifiques ont été mises au point avec les responsables agricoles pour tenir compte des caractéristiques particulières de la catastrophe liées à la salinisation des sols » ajoute-il.
D’autre part, les agriculteurs ayant subi des pertes massives peuvent bénéficier d’un allégement spécifique de leurs charges financières et d’une prise en charge de leurs cotisations sociales afin de les aider à faire face aux coûts de redémarrage de leur activité de production. « Une première enveloppe de 5 millions d’euros est mobilisée par l’Etat et la Mutualité Sociale Agricole. »
En outre, le Ministre de l’Agriculture précise à Philippe de Villiers qu’il a insisté auprès de la Commission européenne pour que l’examen de ce plan, qui prévoit notamment que les collectivités territoriales peuvent se joindre aux efforts de l’Etat, soit le plus rapide possible.