Au lendemain de la tempête Xynthia, le Conseil Général de la Vendée avait immédiatement lancé un appel à la générosité des Vendéens afin de venir en aide aux sinistrés.
Dans le même élan, la Fondation de France et France Télévisions avaient eux aussi initié une campagne de dons sur les chaînes de télévision, collectant en moins d’une semaine plus de 350.000 euros.
Un an après le drame, la générosité des donateurs a permis de collecter très exactement 2 290 203 euros au total a indiqué lundi la Fondation de France, provenant de plus de 21 200 donateurs précise-t-elle.
La somme récoltée a été affectée à la relance économique, à la préservation des emplois et au soutien des familles les plus fragiles, en Vendée et en Charente-Maritime.
« Les effets destructeurs de Xynthia ont bouleversé radicalement les petites exploitations agricoles et conchylicoles, les artisans et commerçants ainsi que la population locale, à cause notamment des pertes matérielles non assurables ou trop partiellement indemnisées » relève la Fondation de France.
L’organisme a donc orienté son soutien sur trois populations prioritaires en privilégiant les personnes risquant de basculer dans la précarité.
142 petites entreprises – agriculteurs, conchyliculteurs, pêcheurs, artisans et commerçants - ont ainsi reçu 1 351 400€ pour remettre en état les outils de travail, réparer les bâtiments endommagés et disposer d’un apport en trésorerie.
167 familles fragilisées ont reçu 488 450 € pour financer des travaux ou se reloger, mais aussi pour racheter du mobilier, de l’électroménager ou un véhicule.
Enfin, 9 associations ont reçu 152 000 € pour remettre en état leurs locaux (maison de retraite, centre de vacances populaire, centre d’insertion) et favoriser la reprise de leurs activités sociales.
Quelques jours après le drame, en mars 2010, Yann Desdouets, délégué régional Pays de la Loire de la Fondation de France annonçait la mise en place d’une commission « afin de mettre les fonds à disposition des familles ou des exploitations les plus en détresse ».
Comme après chaque catastrophe, la Fondation a en effet constitué un comité comprenant des bénévoles spécialistes de l’emploi, de l’environnement et des urgences afin d’examiner les dossiers et d’attribuer les aides.