Avec une démographie dynamique (7 088 naissances en 2004, soit une augmentation de 2,5% par rapport à l’année précédente), et une stabilité familiale importante (77,8 % des couples sont mariés), la famille vendéenne se porte bien.
Et cette bonne santé est le meilleur moyen de prévenir les difficultés sociales. «C’est pourquoi, dans notre programme départemental Enfance-Famille 2006/2011, nous avons considéré la famille comme un atout sur lequel nous devions prendre appui pour toutes nos actions en faveur du développement et de l’éducation des enfants, explique Véronique Besse, présidente de la commission des actions sanitaires et sociales.
Car c’est au sein de sa famille, entouré par son père, sa mère, ses frères et soeurs que l’enfant trouve la meilleure source d’épanouissement et d’équilibre. C’est à partir de sa famille et des repères qui lui sont transmis que l’enfant peut se projeter dans l’avenir et devenir un adulte responsable».
Maintenir l’enfant au sein de sa famille
«La famille, cellule de base de la société, doit être protégée, ajoute Véronique Besse. Et si besoin, nous devons l’accompagner et l’aider à assurer son rôle d’éducatrice».
Pour cela, de nombreuses aides ont été mises en place et seront développées dans le cadre du programme départemental Enfance-Famille.
Tout d’abord des aides financières, destinées aux parents en difficulté. En 2004, ce sont plus de 3 000 enfants qui ont bénéficié d’un soutien financier au sein de leur famille. Cependant, les aides ne s’arrêtent pas là. Des interventions de techniciennes sociales et familiales (TISF) ou des aides ménagères sont financées par le Conseil Général. Elles se rendent au domicile des familles afin d’aider les parents à accomplir leurs tâches ménagères et éducatives.
L’aide ménagère intervient pour soutenir les parents dans les travaux ménagers afin d’offrir aux enfants les meilleures conditions de vie possibles. Les TISF, quant à elles, dispensent des conseils aux parents pour l’éducation des enfants : l’hygiène corporelle, l’éveil, l’accompagnement scolaire, les soins médicaux... Elles peuvent aussi mettre en place des activités qui permettront d’établir une meilleure relation parents-enfants.
Protéger les enfants
Mais dans certaines situations, le maintien dans la famille présente hélas un danger pour l’enfant. Il est alors placé soit dans des familles d’accueil, soit au Foyer Départemental de l’enfance, soit dans des établissements spécialisés qui le prennent en charge.
Cependant, les parents ne sont pas exclus. Dans la grande majorité des situations, l’autorité parentale est maintenue. L’enfant peut, selon la situation, retrouver ses parents régulièrement. Pendant toute la durée du placement, tous les moyens sont donnés à ces derniers pour qu’ils apprennent à donner une éducation saine à leurs enfants dans la perspective d’un éventuel retour.
De multiples axes de travail
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