La filière sel en Vendée

Le sel marin fait depuis des siècles la fierté de l’Ile de Noirmoutier et d’une partie du littoral vendéen.
Garants d’une tradition, les sauniers produisent un produit noble, qualifié d’or blanc, et récolté, en Vendée, à la main.
Les premiers sauniers, jadis, sont agriculteurs. Ils commencent à exploiter le sel, un produit qui devient vite une valeur d’échange. Sa première fonction reste la conservation des aliments.
Histoire des sauniers de Vendée
Au fil des siècles, les sauniers vendéens, face à la concurrence des salines méditerranéennes, décident de s’unir, pour sauver leur profession, et pour assurer la notoriété de leur sel.
Aujourd’hui encore, à Noirmoutier, une centaine de sauniers, regroupés en coopérative, cultivent les 3 000 œillets des marais salants de l’Ile.
Sur le littoral vendéen, d’autres sauniers, dont une dizaine à Beauvoir-sur-Mer, quatre à l’Ile d’Olonne, sans oublier les sauniers des Sables-d’Olonne ou de Talmont-Saint-Hilaire, perpétuent le geste ancestral des « chercheurs d’or blanc », s’installent à leur compte et font de la vente directe.
Dans les deux cas, les sauniers, à Noirmoutier et tout au long du littoral, ont en commun la volonté de sauvegarder leur savoir-faire mais aussi l’envie de faire vivre leur filière qui participe au développement économique de la Vendée : « Les sauniers de la baie de Bourgneuf participent au dynamisme économique de notre canton, assure Michel Dupont, conseiller général de Beauvoir-sur-Mer. Mais ils sont aussi un patrimoine vivant de l’histoire du marais breton vendéen ».