S’adapter aux mutations

La place accordée à la qualité et au respect de l’environnement est également toujours plus grande.
« Le Conseil général a accompagné ces évolutions en aidant les agriculteurs à s’adapter. Ainsi, sur la protection de l’environnement, des actions sont menées pour diffuser de bonnes pratiques de fertilisation, accompagner les agriculteurs pour une utilisation raisonnée de l’eau ou mieux collecter et valoriser leurs déchets » explique Jean-Pierre Hocq.
Aujourd’hui, l’agriculture vendéenne est confrontée à de réelles difficultés, notamment sur les niveaux de prix pour les productions animales. Plus généralement, c’est la question de la compétitivité qui est posée.
La présence d’une forte industrie agroalimentaire est un atout
Cependant, l’agriculture vendéenne dispose de solides atouts. « L’importance du pôle agroalimentaire en Vendée est une chance pour notre agriculture, explique ainsi Christian Aimé, président de la Chambre d’agriculture. Nos produits trouvent naturellement leur place sur les différents marchés ».
Ces dernières années, de nouveaux axes de développement apparaissent pour l’agriculture locale. Ainsi, la progression de la vente directe et des circuits courts est importante même si, en volume, ces débouchés restent encore mineurs. Les consommateurs répondent à l’appel et ils sont nombreux à être séduits par ces nouveaux modes de distribution.
« Cette agriculture de proximité qui se développe est un levier pour des débouchés complémentaires, précise Christian Aimé. Dans la même optique, des axes de développement existent du côté de la restauration hors domicile. Nous devons renforcer la présence des produits vendéens dans les collectivités comme les cantines scolaires ou les maisons de retraite ».
Le Conseil général partage cette volonté et propose ainsi des produits locaux issus de l’agriculture biologique dans les cantines des collèges.